• ACTUALITÉ
  • Nos émissions télé
  • Biso
  • A Propos
  • Contact
mardi, mai 26, 2026
B-one télévision
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
No Result
View All Result
B-one télévision
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Politique
  • Justice
  • Sécurité
  • éducation
  • Santé
  • Culture
  • Femme
  • Nos émissions télé
  • Biso
Home Politique

Félix Tshisekedi et les Églises : Le dialogue national en gestation ?

11 mois ago
in Politique
0 0
Félix Tshisekedi et les Églises : Le dialogue national en gestation ?
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur whatsapp

La rencontre tenue récemment entre le Président Félix Tshisekedi et les évêques des Conférences épiscopale nationale du Congo (CENCO) et protestante de l’Église du Christ au Congo (ECC) n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans un moment charnière pour la République Démocratique du Congo (RDC), en proie à une crise multidimensionnelle : sécuritaire à l’est, politique au centre, sociale sur tout le territoire. Dès lors, une question cruciale s’impose : la voie du dialogue est-elle balisée ? Et plus profondément encore : le Président Tshisekedi est-il prêt à tendre la main à tous, y compris à ses adversaires les plus farouches comme Joseph Kabila, Corneille Nangaa ou les groupes armés ?

Depuis plusieurs mois, les voix de la CENCO et de l’ECC se font entendre avec insistance. Ces deux puissantes organisations religieuses, traditionnellement garantes de la paix sociale et de l’éthique publique en RDC, plaident pour un dialogue national inclusif. Elles pointent l’échec de plusieurs démarches politiques sectorielles et alertent sur le risque d’effondrement du pacte social si un consensus national n’est pas (re)bâti.

La rencontre avec Félix Tshisekedi, à ce titre, marque une reprise de contact symbolique entre le pouvoir et les garants moraux de la nation. Le chef de l’État, réélu dans un contexte contesté, semble désormais conscient que la légitimité politique ne suffit plus sans l’adhésion sociale, surtout face aux défis de l’Est et à la montée des frustrations dans une large partie de la population.

Dans les couloirs de la présidence, certains évoquent un Président prêt à « écouter tout le monde », même ceux qui hier encore étaient qualifiés d’ennemis du peuple. Une main pourrait-elle être tendue à l’opposition armée, aux forces pro-Kabila, ou encore à Corneille Nangaa, initiateur de la plateforme de l’opposition en exil (Alliance Fleuve Congo) et qui revendique une légitimité en rupture ?

Historiquement, les dialogues en RDC ont souvent été des soupapes de décompression pour le régime en place, parfois des calculs politiques, mais rarement des actes sincères de refondation. Toutefois, le contexte actuel est différent : les lignes de front sont multiples (Rwanda-M23, Beni, Ituri, tensions communautaires, crise économique), et la société congolaise est à bout.

Si Félix Tshisekedi veut marquer l’histoire, c’est sans doute le moment de proposer un pacte national, une sorte de « Conférence nationale souveraine bis », non pour redistribuer des postes, mais pour reconstruire un contrat social collectif.

Le Président a plusieurs cartes en main. Il peut : Ouvrir un dialogue politique élargi, y compris à l’opposition en exil ou armée, en exigeant la renonciation à la violence; Impliquer les Églises, la société civile, les chefs coutumiers et les diasporas dans une dynamique d’écoute mutuelle; S’engager à une réforme profonde de l’État (justice, armée, décentralisation, redistribution des richesses).

Le pacte social évoqué par les Églises est probablement l’unique voie durable pour la paix, mais encore faut-il qu’il ne soit pas instrumentalisé. Il suppose des actes concrets de désarmement moral : reconnaissance des erreurs, justice transitionnelle, mécanismes de réconciliation. Le risque demeure cependant que ce dialogue annoncé ne devienne qu’une opération cosmétique pour rallier l’opinion internationale ou gagner du temps. La classe politique congolaise est coutumière du fait : conclaves sans suite, commissions mortes-nées, promesses jamais tenues.

L’exigence aujourd’hui n’est plus dans le discours, mais dans la sincérité de l’intention. La paix se construit dans le courage de parler avec ses adversaires, non avec ses alliés. Félix Tshisekedi est-il prêt à aller jusque-là ? Osera-t-il inclure Nangaa, Kabila, Fayulu, Bemba, Katumbi et les groupes armés autour d’une même table, non pour renégocier un pouvoir, mais pour redessiner un avenir commun ?

Les Églises ont ouvert la porte. Le peuple regarde. Le monde observe. La RDC est à un tournant. Si le Président Tshisekedi s’empare de cette dynamique et y met la sincérité nécessaire, le dialogue sera non seulement possible, mais historique. Sinon, ce sera encore une occasion manquée, une de plus, dans l’interminable feuilleton de la transition congolaise.

Junior Kulele

Dans la même catégorie

Changement de la Constitution : Augustin Kabuya défend une “dynamique citoyenne” portée par la C4
Politique

Changement de la Constitution : Augustin Kabuya défend une “dynamique citoyenne” portée par la C4

25 mai 2026
« C64 contre C4 : la bataille constitutionnelle s’annonce rude »
Politique

« C64 contre C4 : la bataille constitutionnelle s’annonce rude »

25 mai 2026

Contactez-nous

Email : publicite@b-onetv.cd

Email : infos@b-onetv.cd

 

  • Publicité
  • A Propos
  • Contact
  • Confidentialité

© 2023 B-one Télévision - All Rights Reserved. Conçu par Jonathan mus

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • ACTUALITÉ
  • Nos émissions télé
  • Biso
  • A Propos
  • Contact

© 2023 B-one Télévision - All Rights Reserved. Conçu par Jonathan mus