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Home Coopération

Émirats – RDC : Les minerais critiques, cœur battant de l’accord

4 semaines ago
in Coopération
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RDC–Émirats arabes unis : Tshisekedi et Mohamed Bin Zayed scellent un partenariat économique stratégique
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La signature, le 2 février 2026 à Abou Dhabi, de l’Accord de Partenariat Économique Global (APEG) entre les Émirats arabes unis et la République démocratique du Congo marque bien plus qu’un simple rapprochement commercial. Derrière l’élégance diplomatique et le langage feutré de la coopération Sud-Sud, se dessine une recomposition stratégique où économique, ressources critiques et influence géopolitique s’entremêlent.

Pour Kinshasa, cet accord incarne l’ambition du président Félix Tshisekedi de repositionner la RDC comme un acteur central de l’Afrique contemporaine. Pour Abou Dhabi, il s’agit d’un pari assumé sur l’un des sous-sols les plus convoités de la planète. Au centre de l’APEG se trouve la question des ressources minières, et plus précisément celle de l’or, du cuivre et du cobalt. Dans un monde engagé dans une transition énergétique accélérée, ces minerais sont devenus des leviers de puissance.

Batteries électriques, réseaux intelligents, technologies numériques et défense : les métaux stratégiques redessinent les rapports de force internationaux. À ce jeu-là, la RDC occupe une position unique. Premier producteur mondial de cobalt et détenteur de réserves majeures de cuivre, elle est désormais au cœur d’une nouvelle ruée, non plus coloniale, mais technologique.

L’expédition annoncée de 50 000 tonnes de cathodes de cuivre vers les Émirats et l’Arabie saoudite, via une coentreprise soutenue par Washington, illustre cette volonté de sécuriser des chaînes d’approvisionnement alternatives à l’Asie. Derrière cette opération logistique se cache un message clair : réduire la dépendance aux circuits dominés par la Chine et diversifier les routes de la transition énergétique mondiale.

Mais l’enjeu n’est pas uniquement quantitatif. Il est aussi moral et réglementaire. Longtemps pointés du doigt comme une plaque tournante du commerce opaque de l’or africain, les Émirats tentent aujourd’hui de redorer leur image. L’APEG ouvre la voie à des achats directs d’or congolais dans un cadre présenté comme plus transparent et conforme aux standards internationaux. Une stratégie de repositionnement destinée à faire d’Abou Dhabi non seulement un hub commercial, mais aussi un acteur crédible de la formalisation des filières minières africaines.

Le deuxième pilier de l’accord touche aux infrastructures, domaine dans lequel les Émirats disposent d’un avantage stratégique décisif. Le projet du port en eaux profondes de Banana, confié à DP World, en est l’illustration la plus emblématique. Pour la RDC, ce port représente la promesse d’un désenclavement maritime longtemps attendu et d’une réduction de sa dépendance aux ports voisins. Pour Abou Dhabi, il s’agit d’un point d’ancrage stratégique sur la façade atlantique de l’Afrique centrale.

Au-delà de Banana, l’intérêt porté à des corridors comme Sakania–Lobito révèle une vision intégrée de la logistique africaine. Relier les bassins miniers du Katanga aux ports atlantiques, fluidifier le transit des marchandises et inscrire la RDC dans les nouvelles routes commerciales du continent : le pays devient progressivement une pièce maîtresse d’un échiquier logistique en pleine recomposition. Dans cette lecture, la RDC n’est plus une périphérie, mais un carrefour.

Le troisième axe de l’APEG concerne l’expansion des échanges commerciaux et les investissements directs. Les Émirats ambitionnent de doubler les échanges bilatéraux pour atteindre 10 milliards de dollars d’ici 2030. Si le secteur minier demeure le moteur principal, Abou Dhabi affiche sa volonté de diversifier ses engagements vers l’agriculture, l’énergie et le tourisme, notamment dans des provinces stratégiques comme le Lualaba.

L’accord prévoit également un accès préférentiel au marché émirati pour près de 6 000 produits congolais, tout en réduisant les barrières douanières pour les investisseurs du Golfe. Sur le papier, l’opportunité est considérable. Dans la pratique, une question demeure centrale : la RDC saura-t-elle convertir cet accès en industrialisation, transformation locale et création d’emplois, ou restera-t-elle cantonnée au rôle de fournisseur brut de matières premières ?

L’APEG s’inscrit enfin dans une compétition géopolitique assumée. Face à la domination chinoise dans le secteur minier congolais, les Émirats se positionnent comme un partenaire alternatif, combinant capitaux, infrastructures et débouchés commerciaux. Une stratégie d’influence discrète mais structurée, où l’économie devient le principal vecteur de présence durable.

Dans le même temps, les États-Unis renforcent leurs signaux en direction de Kinshasa. Pour Washington, les minerais critiques congolais sont un enjeu de souveraineté industrielle dans la rivalité stratégique avec Pékin. Mais l’approche américaine diffère : là où les Émirats avancent une logique commerciale et logistique, les États-Unis introduisent une dimension sécuritaire plus marquée, évoquant coopération militaire et stabilité régionale en échange d’un accès renforcé aux ressources stratégiques.

Cette convergence d’intérêts place le gouvernement congolais face à un défi majeur : diversifier ses partenariats sans recréer de nouvelles dépendances. Après des décennies marquées par la prééminence chinoise, Kinshasa cherche l’équilibre. Mais l’exercice ressemble à un numéro d’équilibriste, entre capitaux du Golfe, attentes occidentales et acquis asiatiques.

Dans le grand marché mondial des minerais critiques, la RDC n’est plus seulement un pays riche en ressources. Elle devient un espace de compétition globale. Sa capacité à imposer ses priorités, transformation locale, transparence, retombées sociales et sécurisation du territoire déterminera si l’APEG et les partenariats qui l’accompagnent constitueront un véritable levier de développement ou une nouvelle ruée vers le sous-sol congolais, aux bénéfices une fois encore inégalement partagés.

Constantin Ntambwe

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