En plein jour, au cœur de la Gombe, des hommes armés parviennent à frapper, tirer et disparaître dans la circulation. Le braquage survenu mardi 15 septembre aux abords de l’hôtel Memling remet au premier plan la question de la sécurité dans les quartiers les plus fréquentés de Kinshasa.
La cible : des cambistes installés à proximité de cet établissement hôtelier. Les assaillants auraient fait usage de leurs armes pour s’emparer d’une importante somme d’argent avant de prendre la fuite à moto. Quelques instants plus tard, des coups de feu retentissent au croisement du boulevard du 30 Juin et de l’avenue de la Presse. Un cambiste est atteint par balle.
Les braqueurs, eux, réussissent à se fondre dans la circulation. Le montant exact du butin reste à déterminer. Le mode opératoire interpelle. Des motos utilisées pour l’approche et la fuite, des armes à feu pour imposer la peur et une capacité à disparaître rapidement dans le trafic : autant d’éléments qui compliquent la riposte des forces de sécurité.
Ces attaques soulèvent également des interrogations sur la surveillance des axes stratégiques de la capitale et sur la capacité à identifier, en amont, les réseaux qui organisent ces opérations. À Kinshasa, les opérations de sécurisation annoncées ces derniers mois n’ont pas empêché de nouveaux faits de ce type.
Pour les habitants et les opérateurs économiques, l’enjeu dépasse désormais la simple arrestation des exécutants : il s’agit de remonter jusqu’aux réseaux, d’identifier leurs commanditaires et de réduire leur capacité à récidiver. Un braquage en plein centre-ville, en pleine journée, et une fuite à moto : le scénario relance ainsi le débat sur l’efficacité du dispositif sécuritaire dans la capitale.
La rédaction de b-onetv.cd


