Après les vacances, les cartables ont repris du service. Ce mardi 1er septembre 2026, des millions d’élèves ont retrouvé le chemin de l’école à travers la République démocratique du Congo. À Kinshasa, la rentrée s’est amorcée dans une atmosphère encore timide, mais marquée par la mobilisation des établissements et des familles.
Dès les premières lueurs du jour, la capitale a progressivement renoué avec ses habitudes scolaires. Vers 6 heures du matin, les premiers élèves ont commencé à apparaître dans les rues, uniformes soigneusement ajustés et cartables sur le dos. Une rentrée en douceur, loin encore de l’effervescence habituelle des grandes matinées scolaires kinoises. Dans plusieurs quartiers, les rues sont restées relativement calmes.
Les élèves étaient encore peu nombreux, tandis que quelques parents accompagnaient leurs enfants jusqu’aux portes des établissements. Pour certains, cette première matinée était aussi celle des retrouvailles : retrouver les camarades, les enseignants, les salles de classe et cette routine qui rythme une grande partie de l’année.
Sur certaines artères, des écoliers ont également emprunté des motos pour rejoindre leurs établissements. Un choix motivé, pour plusieurs familles, par la volonté d’éviter les éventuels embouteillages qui pourraient progressivement s’intensifier au fil de la journée. Cette rentrée ne concerne pas seulement Kinshasa.
À travers le pays, l’école congolaise ouvre à nouveau ses portes à près de 31 millions d’élèves, filles et garçons, attendus pour l’année scolaire 2026-2027. Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté veut placer cette nouvelle année sous le signe de l’apprentissage, de la discipline et de la citoyenneté.
Une ambition qui se traduit notamment par la volonté d’améliorer la qualité des apprentissages, de poursuivre la réforme des programmes et de renforcer les pratiques pédagogiques. La formation des enseignants figure également parmi les priorités affichées par le ministère, tout comme le déploiement de 78 cantines scolaires pilotes et le renforcement des clubs de veille citoyenne dans les établissements.
À Kinshasa, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a donné le coup d’envoi officiel de cette nouvelle année scolaire. Elle s’est rendue à l’EP1 N’Sele ainsi qu’à l’Institut Technique Agricole et Vétérinaire de N’Sele (ITAV/N’Sele), où elle a pu constater la mobilisation des communautés scolaires.
Enseignants, responsables d’établissements, parents et élèves ont été invités à faire de cette année scolaire une année placée sous le signe de la présence, de la discipline, de la responsabilité et du progrès. La cérémonie a également réuni le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, ainsi que plusieurs acteurs du secteur éducatif.
Derrière les images de cartables neufs, d’uniformes fraîchement repassés et de retrouvailles se dessinent cependant les réalités quotidiennes de l’école congolaise : qualité des enseignements, conditions de travail des enseignants, infrastructures scolaires, transport et pouvoir d’achat des familles. À Kinshasa, cette première journée devrait progressivement gagner en intensité à mesure que les établissements retrouveront leur rythme de croisière.
Pour l’heure, la capitale avance à petits pas vers une nouvelle année scolaire. Les rues se remplissent, les cours de récréation reprennent vie et, avec eux, une nouvelle promesse : celle d’une génération à former, à instruire et à préparer aux responsabilités de demain.
La rédaction de b-onetv.cd


