À la Chambre haute du Parlement congolais, le suspense n’aura pas résisté aux dynamiques politiques internes. La course au poste de deuxième vice-président du Sénat s’est transformée en formalité institutionnelle, avec Norbert Basengezi désormais seul en lice. Au départ, deux prétendants s’étaient positionnés pour briguer ce poste stratégique : Mariane Bakiele et Norbert Basengezi.
Les dossiers avaient été examinés par une commission spéciale pilotée par Gabriel Bolenge, chargée de filtrer les candidatures. Mais à la veille du scrutin, le scénario a basculé. Dans un geste politique fort, Mariane Bakiele a annoncé le retrait de sa candidature, invoquant son alignement avec la ligne de l’Union sacrée de la nation ainsi que son attachement aux orientations du Chef de l’État.
Ce retrait n’est pas anodin. Il consacre la logique de cohésion interne au sein de la majorité présidentielle, où la discipline de groupe prime sur les ambitions individuelles. Porté par cette dynamique, Norbert Basengezi s’impose comme le choix consensuel de la plateforme. Une configuration qui illustre une fois de plus la capacité de l’Union sacrée à harmoniser ses positions sur les enjeux institutionnels clés.
Sauf retournement improbable, le vote prévu ce vendredi 3 avril 2026 devrait entériner sans difficulté l’ascension de Basengezi au poste de deuxième vice-président du Sénat, en remplacement de Modeste Bahati Lukwebo. Le programme de la journée prévoit également l’audition du discours du candidat unique, étape protocolaire avant son éventuelle installation officielle. Dans ce climat politique maîtrisé, Norbert Basengezi aborde cette échéance en position de favori incontesté.
Plus qu’une compétition, cette élection apparaît désormais comme une confirmation, reflet d’un équilibre politique soigneusement orchestré au sommet de l’État. Au Sénat, le jeu est fait. Reste désormais à officialiser ce qui ne fait déjà plus débat.
La rédaction de b-onetv.cd


